« Mon MMORPG, ma sirène en papier »

Le processus de création d’un jeu vidéo est comparable à une histoire d’amour et quand il s’agit d’un MMORPG, attention, c’est “ZEEE” histoire d’Amour avec un grand “A” comme “Abrutiquejesuis” !

C’est un amour avec son lot de passions, de déchirements, assujettis de pointes de haine ou d’angoisse – voir de jalousie – entrecoupée d’explosions orgasmiques, d’inexpériences du début et de sagesse acquise en cours de route…

C’est exactement ce que je vis depuis que je me suis lancé dans l’entreprise de la création “papier” d’un jeu vidéo.

Au lieu de l’appeler “Processus de création de jeu vidéo”, j’préfère l’appeler ma “Putain numérique” car c’est une bien bonne et belle S….. Sirène !

Elle m’a envoûté dès la première fois qu’elle m’a suggéré des images cocasses formulées à partir d’idées virtuellement impies, car numériquement très coûteuse en temps et en $ !

Car oui, ma “Putain numérique” – mon concept de jeu – ma “B.B de papier” n’a pas son pareil dans le monde des MMORPG ! Elle est unique et elle le sait c’t’allumeuse !

Vouloir créer ce MMORPG, dans ma situation, c’est comme vouloir transcrire le chant de la sirène sur une partition : Mon imaginaire croit connaître la musique et je m’aperçois qu’il sait juste “Fred”..onner !

Quelle folie m’a prise d’aimer cette petite princesse virtuelle qui n’avait pourtant aucun atours séduisant au départ…?

En effet, l’inspiration première de mon jeu s’est faite à partir du folklore torturé du Mythe de Cthulhu. Cthulhu ? Who’s that? ou plus exactement “What’s that? ”…

Cthulhu est une créature imaginaire, un quasi-Dieu issue d’une famille de mutants cosmiques appelés les Grands Anciens (un club de Dieux maléfiques). Ce joyeux concile des tentaculaires anonymes est en fait une réunion de super-vilains à l’origine de la création de l’univers tout comme ils sont aussi les responsables prophétiques de sa fin programmée.

Notre Grand Ancien à nous, Cthulhu, est infiltré sur Terre depuis la Nuit des Temps et se prenant pour le Big Blue il fait des bulles en dormant tout au fond des océans.

Et comme le Prince de la Belle au Bois dormant, je me suis pris à aimer ce gluant hibernant (le baiser est conté plus bas…).

La bestiole est une sorte de géant plus grand que le colosse de Rhodes et dotée d’une tête de poulpe ou de pieuvre (les cryptologues assermentés débatent encore).

Etant le “Mal” incarné, le monstre doit ses noirs desseins au fruit de l’imagination d’un artiste génial mais néanmoins suicidé dont les deux parents ont fini leurs jours en asile psychiatrique (du vivant de leur auteur de fils), j’ai nommé Sir Howard Philips Lovecraft. En fait, Lovecraft après quelques prises opiacées, a du croiser son premier rastafarian de 1908 coiffé de ses dreadlocks et en aurait fait sa vision tentaculaire ! Je tiens pour preuve le carbone 14 du souvenir de la fameuse chanson “Cthulhu be loved!”.

Quoi qu’il en soit, quoi qu’il en fut, c’est terrifié par les abominations pouvant vivre au fin fond des mers que l’imagination luxuriante de Lovecraft, galvanisée par une technologie absente en son temps et conjointe aux légendes colportées par les presses d’antan, a donné naissance à ce produit d’épouvante de la mer (pas Bob l’éponge… je sais que vous y avez pensé) : The Mighty Cthulhu!!!

“Finglus” et “Iglouglou!” mettent du calamar dans leurs lasagnes pour preuve ce photo montage de publicité mensongère :

 finglus

Donc Cthulhu, ou “Clhu-Clhu”(prononcé “Clou-clou”) pour ses cultistes les plus intimes, a été mon inspiration originelle.

Point de départ de ce qui allait être une vaste entreprise de séduction de décodage des murmures rêvés de ma “chimère numérique”, je l’ai appelé à ses débuts “Cthulhu Online”. Rien de bien transcendent mais affubler mon travail d’un nom m’aidait à lui donner du corps (ou de l’écaille)… surtout qu’à ce stade, mon game design document avait plutôt la stature d’un hippocampe : FIER mais tout petit, petit, petit…

En homme sain (à deux-trois fausses notes² près) et au pragmatisme dont mes amis diraient qu’il est coloré des entrains de Richard Gotainer, jamais je n’aurais dû être celui vers qui ma belle idée de pixels aurait du s’adresser.

Comment cette fantasmagorie délirante de jeu pouvait-elle s’adresser à moi en des concepts si novateurs dans l’univers des MEUPORGS (“S” signature à la française : hommage“Youpi Matin”, respect Bro!) au risque de se voir totalement ignorée, étouffée puis oubliée à cause de mon absence d’aura – et surtout de présence – dans  la sphère des concepteurs de jeux vidéos ?

Je ne suis pas Game Designeeeer officiel (un concepteur de jeux vidéos mais ça claque plus quand c’est John Wayne qui le dit…), ni Script Writeeeer (Scénariste c’est mieux quand c’est Spielberg qui le dit), ni Project Manageeeer (Chef de projet mais c’est terrible quand c’est Obama qui le dit), ni riche ( Freelance employé par ASSEDIC feat la BNP qui m’écrit) !

Toutefois, dans deux secondes, je vais vous montrer Ô combien embrasser une créature de la mer peut-être caudalement torride !

1… 2… »Gamellage ! »

Ma rencontre magnétique avec Cthulhu Online s’approcherait de cette image : C’est comme si la belle Marie Plosjö (Mannequin suédois de son état) m’avait soutenu du regard (me rappelant à mon sex-appeal de chômeur), s’était dirigée vers moi (me rappelant mon côté magnetiseeeer c’est mieux quand je mets quatre “e”), aurait saisi mon visage entre ses deux mains (me rappelant qu’elle me dépassait d’une tête…) et m’aurait roulé une pelle dans un mêli-mêlo de nos langues-tentacules goûtant aux joies de la plongée en apnée en gorges profondes… (“Ho ! Une éponge de mer !!! – Non c’est ma glotte…”).

Non, Howard !!! Il y a des sirènes au fond des mers et elles portent des bikinis roses…Héhéhé !!!”

Ma première fois avec Cthulhu Online était comme cette scène de viol bucal, dans laquelle j’ai joué la victime consentante embrassant Stockholm et tous ses syndrômes encore et encore car je suis faible dès que je goutte au plaisir : j’aime – j’Adore !!! – les choses sexy !

(I kissed an octopus and I liked it! I hope my mermaidfriend don’t mind it)

…Et le concept de jeu “Cthulhu Online” est/était “tentaculairement” sexy ! On verra dans un prochain pamphlet(…tan ! Farandole de Calembours !) le “pourquoi” de ce double emploi.

J’ai rencontré ma “maîtresse numérique” (oui, elle a pris du grade après 200 pages) un jour de mi-Avril 2013 et aujourd’hui, 27 juin 2013, à peine deux mois et quelques après notre première fois, je me sens comme le héros malgré lui de la chanson de Cabrel “C’est écrit” :

Mélancolique, emplie de doûte sur la fidélité de mon entreprise, suspicieux et parano de tous, découragé de sortir avec une “trop belle pour moi” et angoissé de l’effeuiller à nue devant l’oeil des “professionnels” qui reluqueront ma perle des septs océans avec le dédain du marin qui en a reluqué de plus belles…

Ok, aujourd’hui ils voyent plutôt l’huitre que la perle kiadeuxdents, mais n’empêche, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y en a bien un ou deux qui me repiqueraient bien deux-trois mécanismes du jeu “l’air-de-rien”. J’ai déjà fait les frais d’un cas similaire auparavant, c’était tellement de mauvaise foi que s’en était ignominieusement artistique.

De ma relation avec Cthulhu Online, j’ai l’impression qu’elle est celle d’un jeune homme ayant goûté pour la première fois au service d’une escort girl de luxe, grillant son bonus annuel pour une heure de jeux inoubliaux.

Avec elle, j’ai eu l’impression de tout faire : jeux imaginatifs, mécanismes huilés, imagerie suggestive… De l’érotisme conceptuel aux mathématiques triturées qui sont l’approche détaillée pornographique de mes concepts déviants entremêlées d’ombres- (je parle de truites là…) -chevaliers (… je vous l’avais dit qu’il s’agissait de truites) frayant dans nos tumultes libidinesques et de songes à peine couchés.

– Attention, passage suivant au goût de verve en relents Desprogiens ! –

Je goûte même au SM depuis ! Et plus ma “maîtresse numérique” m’humilie par mon simple fait de parler d’elle alentours, plus je me projette cette image d’esclave masochiste à genoux portant l’écriteau suivant à son cou : “Je crée un MMORPG tout seul ! Punissez mon arrogance s’il vous plaît !!!”

Oh Ouiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!! (“!” c’est en fait un “i” sans dessus-dessous ou l’inverse…) iii!!!i!i!i!

Du collège qui m’entendait, j’ai eu droit à des attitudes si austère que le mépris avait du mal à ne pas suinter derrière des ambages montées à la vitesse d’un escalier emprunté quatre à quatre ramenant dare-dare ces érudits du numérique dans leur unique conception de la tour d’ivoire.

J’aurais du rajouter sur l’écriteau la formule suivante : “Je supplierai pour que la semelle de vos escarpins de cuir écrase la gueule de ma prétention à créer, bien sûr, si vos sublimes intelligences agréent à s’abaisser ne serait-ce qu’une demi-seconde à l’exercice de mon humiliation, “qu’on s’entende” !”

Mais bon, pour que ça tienne sur un carton, j’aurais du compresser le message et tant qu’à dézipper quelque chose, j’ai préféré que ce soit la glissière dentée de ma cagoule pour pouvoir respirer (vomir) ici (Oui ! La Crampe c’est moi pour ceux et celles qui m’ont demandés vendredi dernier au Carrousel des Tatanneurs !!!).

– Passage terminé… De toutes les façons, je ne suis qu’une poupée vaudou parmi toutes les autres et moi aussi, des aiguilles j’en enfonce et comme tout un chacun, celles de l’indifférence sont certainement des plus douloureuses. Heureusement elles ont une pointe à chacune de leurs extrémités pour nous le rappeler avec le temps…

Cthulhu Online, ma “maîtresse numérique”, me fait payer le prix cher ! Je l’ai payé et je la paye toujours pour ses services en crédit de temps dépassant le forfait de la bienséance établie entre moi et ma compagne (bien réelle quant à elle) supportant les frais de notre ménage à elle seule et protestant avec douceur sur son souhait de me voir contribuer à l’édification du pilier financier de notre couple.

Je la paye aussi en crédibilité auprès de mes amis conscients qu’ils sont de me voir lancé dans un projet de dingue. Je pense perdre quelques échantillons en cours de route, les entreprises non-abouties vous affublent de la peau d’un loser et celles réussies vous valent des inimités naturelles.

Le pire c’est que ma maîtresse numérique se veut exclusive et elle tackle mes intentions de la passer au second plan en privilégiant une recherche d’emploi active. Mais elle sussure, la vile ! Elle promet, me fait rêver et jusque là elle ne s’est pas trompée… Grâce à son indécence, elle m’a fait vivre des moments uniques et extraordinairement rarissime dans la vie d’un homme.

Elle sait utiliser sarcastiquement mon désir profond à transcender le quatrième étage de la pyramide de Maslow et de (m’ac…)coupler avec son cinquième niveau dans la foulée tout en me jettant des images méprisantes opposant mes “succès” passés à mon âge avançant… la garce !

Elle sait me causer cette séductrice qui malgré une prise de poids en feuillets, ne cesse de s’embellir jour après jour.

D’ailleurs, Cthulhu Online a hérité d’un nouveau nom et bien qu’elle eut acquis sa réalité juridique au moment où j’ai pu coucher son babil démentiel sur papier, elle a desormais rejoint les archives d’un huissier dont j’ai quéri la veille draconique pour le bien-être de mon trésor en devenir.

Une réflexion sur “« Mon MMORPG, ma sirène en papier »

  1. Ton article me rappelles de bon souvenirs Cthuliens; ca me donne juste envie de voir ton jeu, ca l a l air fort intéressant m’sieur Fred;
    J’ai toujours un peu la nostalgie années 20 , manoirs glauque et délires lovecraftiens, et je suis contente de voir que toi aussi!!!!
    A plus Fred

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